Alexiane Torres

Légère digression

One woman show
Samedi 3 octobre à 19h00
Au Bon Coin (40 rue Claude Decaen)
Dimanche 4 octobre à 20h00
Le Bistrot de Juliette (86 rue de Wattignies)
Durée
15mn
De et par Alexiane Torres

Pour « Tournée Générale », le bar n’est pas seulement lieu de représentation. C’est également l’endroit de l’esquisse et du galop d’essai. La jeune comédienne Alexiane Torres vient ainsi nous présenter en première partie de spectacles quelques-uns des personnages bruts, terre à terre et gentiment décalés de son seul en scène humoristique en cours d’écriture, Légère digression. Peut-être aura-t-on la chance de croiser sa prof de zumba canadienne survoltée au langage aussi étonnant et aventureux que ses mollets, ou bien sa rockstar ringarde, sa bourgeoise passionnée de parfums… Dans tous les cas, absurde garantis.

Petite biographie de l’artiste par elle-même :
« Je m’appelle Alexiane Torres et suis originaire du Nord de la France, plus précisément de Dunkerque , juste à la frontière de la Belgique. La ville est surtout connue pour son carnaval absolument irrévérencieux, où les hiérarchies s’éclatent pour laisser place à un mardi gras géant à connotation moyenâgeuse : c’est le grand exutoire, où le ridicule est prôné comme le meilleur des antidépresseurs. J’ai baigné toute mon enfance dans ce joyeux charivari de couleurs qui a lieu durant 1 mois et demi dans l’année, la ville prise d’assaut par des hurluberlus avinés mais à la joie contagieuse, et à l’aspect théâtral incontestable : tous costumés, les différences s’effacent, les personnages carnavalesques remplacent le morne quotidien, on mélange les rôles avec avidité. Tout ceci m’a beaucoup inspiré et contribué à cette passion de la transformation, du travestissement. Ma formation n’a cessé également d’être le terreau de mon inspiration. Après une licence d’art de la scène à la Sorbonne, j’ai suivi les Cours Florent et ai remporté le prix Olga, (prix d’interprétation que l’école a créé) après avoir incarnée une Titania masochiste et excentrique dans Le Songe d’une nuit d’Été de Shakespeare. J’ai été reçue au Conservatoire avec des scènes de Feydeau et le personnage hystérique de la Tragédienne dans la pièce L’Apocalypse Joyeuse d’Olivier Py. Dirigée par Clément Hervieu-Léger dans le rôle fou du docteur dans La farce de Molière La Jalousie du Barbouillé, ou encore par Bernard Sobel pour incarner une bacchante sauvage et rebelle dans Les Bacchantes d’Euripide... La comédie n’a cessé d’être mon moteur, la folie savamment maîtrisée et les joutes verbales drôles, les écritures de ces génies de l’art dramatique au service de l’hilarité et de l’enjouement du public l’ont été tout autant. Les rôles que j’ai pu interpréter jusqu’à présent ont été jouissifs et ont nourri mon imaginaire. Je veux aujourd’hui restituer cette pluralité, incarner des caractères que j’ai moi-même créés mais qui possèdent chacun dans les replis de leur costume l’héritage de ces grands auteurs, de ces univers théâtraux si puissants ».