Jean-Luc Raharimanana, d’après Za

Excuses et dires liminaires

théâtre musical
Samedi 29 juillet à 22h
Au Disque Bleu (23 rue de Wattignies)
Durée
1h
« Eskuza-moi. Za m’eskuze. A vous déranzément n’est pas mon vouloir, défouloir de zens malaizés, mélanzés dans la tête, mélanzés dans la mélasse démoniacale et folique. Eskuza-moi. Za m’eskuze ». Ainsi s’exprime le personnage éponyme de Za (« moi » en malgache), roman de Jean-Luc Raharimanana, invité par « Tournée Générale » avec son Kabar Trio. Le comédien Rodolphe Blanchet et le musicien Tao Ravao nous permettent de poursuivre notre immersion dans l’écriture très musicale, très physique de l’auteur malgache. En mots et en musique, dans une poésie presque slamée, ils nous racontent ce pauvre Za qui est de Madagascar mais pourrait être de bien d’autres capitales du Sud. Za zozote : ses tortionnaires lui ont cassé toutes ses dents. Za est victime de bien des tragédies. Mais Za résiste contre ses propres cauchemars, malgré tout puisqu’il parle, il vit.

Tao Ravao – Musicien
Né en 1956 à Madagascar de mère betsiléo et de père français, Tao Ravao quitte son île natale pour la France à l’âge de 12 ans.
D’abord mandoliniste puis banjoïste, c’est avec la guitare que le musicien de rue sillonne l’Europe pendant sept ans. La rencontre avec Homesick James, le père du blues électrique, devenu son mentor, sera déterminante. Il l’accompagne en tournée en Italie puis à Chicago. En 1980, Tao joue au festival de jazz de la Nouvelle-Orléans. 
La période d’initiation continue jusqu’en 1993. Il accompagne alors Big Walter Horton, Homesick James, Louisiana Red, Grady Gaines, Eddie C. Campbell.
En 1988, de retour à Madagascar, où il est fasciné par la musique de la grande île, il fonde avec Justin Vali un trio de musique traditionnelle malgache.

La kabosy l’entraîne alors autour du monde (Canada, Etats-Unis, Japon, Afrique de l’Est). Son amour pour la musique malgache amène Tao à réaliser la direction artistique d’albums du grand D’Gary et de Jean-Émilien, de Senge et Rajery. Il réalise également les disques de Ba Cissoko et Sékou Diabaté du Bembeya Jazz. Tao Ravao participe à de nombreux festivals : Vancouver, Toronto, Winnipeg, Montréal, Austin, Tokyo, « Musiques métisses » à Angoulême, « Africolor »... Il se produit régulièrement dans les clubs parisiens.

Rodolphe Blanchet – Comédien
Après deux ans d'études théoriques en Arts du Spectacle à la faculté d'Aix-en-Provence, Rodolpe Blanchet se forme un an au Conservatoire de Grenoble et trois ans à l’École Supérieure d’Art Dramatique de Cannes où il travaillera notamment avec Michel Fau, Jean Damien Barbin, Valérie Dréville, David Lescot, Oskaras Korsunovas etc...

C'est en 2004 avec Jean Pierre Vincent que Rodolphe Blanchet joue Camille dans La mort de Danton de Büchner, mais aussi Büchner lui-même dans le rôle de Lenz, mise en scène par Gildas Milin, puis Keith en 2006 dans Froid de Lars Norén mis en scène par Renaud Marie Leblanc au TNM à Marseille ainsi que dans Quichotte en 2007 adapté du Roman de Cervantès conçu par Didier Gallas…

En 2007 Il travaille avec Reza Baraheni et son Roman Elias à New York dans une mise en scène de Thomas Gonzalez représenté à Montévidéo à Marseille et à Mains dŒuvres à Paris. Au cinéma en 2009, il interprète le rôle de Joël aux côtés de Vincent Cassel dans Notre jour viendra, un film de Romain Gavras sorti en septembre 2010. C’est à cette occasion qu’il rencontre Thierry Bedard, avec qui il travaille sur la poésie de Jean-Luc Raharimanana : Les Cauchemars du Gecko, création pour le Festival d’Avignon 2009 et Les Excuses et dires liminaires de Za.